jeudi 6 mai 2010

Choquequirao

Le temps commencant a nous manquer, nous devons de plus en plus souvent faire des choix difficiles... Machu picchu? Oui, non? Merveille du monde ou pas, ce sera sans nous! Nous y preferons un parcours alternatif, Choquequirao, bien moins connue mais consideree comme la soeur sacree du Machu. Le Machu a de quoi faire fuir, tout d'abord par son tourisme de masse opressant (2000 visiteurs par jour, deja Cuzco bat des records, plus de gringos que de peruviens) ensuite par la gestion honteuse de ce site. Cuzco et le Machu son desormais des attractions touristiques (hotels, restos, belles pierres) gerees par des investisseurs europeens et chiliens. Ce qui ne profite qu'a eux et au gouvernement corrompu. La region de cuzco reste une des plus pauvre du Perou! De plus l'acces au Machu, c'est un train de 4h, appartenant aux chiliens, a 80 euros! Pas d'autre acces, ou marcher le long des rails. Et l'entree du Machu, on a meme pas ose regarder! Ca fait beaucoup a accepter, surtout sachant que le Perou regorge litteralement de sites spectaculaires.
Nous partons donc pour Choquequirao, citee contemporaine au Machu, perdue dans la cordillere Villcabamba, dernier bastion de la resistance inca. Ce site a ete decouvert en meme temps que le Machu en 1910, mais a ete considere comme mineur, la plupart n'etant pas ete mis a jour et l'architecture consideree comme moindre. Le site est reste plus ou moins ignore jusqu'en 94 et a retrouve sa juste importance grace a une expedition menee par Gary Ziegler. Il explique la difference d'architecture par la nature differente des roches a disposition et relance l'interet des archeologues. Aujourd'hui il reste encore beaucoup a decouvrir, seul 30% du site est restaure (vivement le prochain incendie!).
Apres le siege manque de Cuzco par Manco inca (qui a bien failli casser la gueule a tous les espagnols), les derniers incas ont du se retirer dans cette region reculee et difficile d'acces. Choquequirao fut donc le dernier centre de la culture et de la religion inca (jusqu'a ce qu'ils buttent Manco Inca). Similairement au Machu, la cite fut abandonnee et jamais decouverte par les espagnols. Le site est tres peu touristique, car on ne peut y acceder qu'a pieds, 2 jours de marches, 3000 m de denivelle cumule (on comprend pourquoi les espagnols ne l'ont pas trouve!).
Pour ne pas louer de mules, nous partons de Cachora avec un sac minimaliste. Ce qui n'a pas empeche le sac de Nat de peter apres 30 min de marche... Merci Decathlon pour tes nouveaux produits! Mais il en faut plus pour nous decourager, un peu de fil, une aiguille et c'est reparti.
Couture de bretelles, MacGyver lui-meme en serait vert de jalousie!
Le premier jour, le chemin est plus ou moins facile, 10 bornes en pente douce jusqu'a un col a 3000, redescente abrupte a 1500 pour passer la riviere, puis...
Pause dejeuner (on se debarasse des boites de poissons pesant trop lourd) Des generations de consanguinite, les chiens sont devenus fous!
Puis, le 2e jour, c'est 1500 m de remontee. Sauf que ces cons d'incas n'ont pas compris le principe des lacets: si la pente du chemin est de plus de 20 degres, c'est pas trop utile (ou etait-ce un piege pour les espagnols? Qui sait!): 5-6 heures de soufrances. Bref, pour nous preserver, et le temps etant avec nous (brouillard) nous allongeons la premiere journee jusqu'a la moitie de la montee. On souffre, on transpire, on croise des americains qui descendent "brave soul! brave soul!" "C'est trop dur, on a louer des mules pour redescendre!" vu leur gabarit de joueur de rugby, Nat desespere, merci, heureusement qu'on vous croise!
Premier bivouac. Puisqu'on est les seuls a le faire sans mules, a la dure et qu'en plus on se trimballe du vin, les peruviens nous ont a la bonne, on recoit un super accueil.
Le deuxieme jour, apres l'autre moitie de la montee (ouf!), le site nous apparait sur l'autre flanc.

Ce que vous ne voyez pas, c'est le site sur la crete et de l'autre cote...

Pour frauder tant qu'on peut, on paye l'entree avec notre vrai fausse carte d'etudiant faite a Cuzco, nous sommes maintenant etudiant de l'ULG en Arizona. (on voulait mettre "Solvay Business School, Brussels" mais, sur le moment l'inspiration nous a manque...)

Nous partageons le camping avec 3 americains et leur armee de muletiers. Ce n'est qu'unpeu plus tard que nous realisons que l'un d'eux n'est autre que Gary Ziegler, l'explorateur, revenant sur le site 15 ans plus tard. Nous qui etions decu du peu d'informations qui existait sur le site, nous voila servi! Et oui, on a de la chance, beaucoup, beaucoup, beaucoup (qui brule des cierges pour nous a Ste Gudule?). Il nous prete un manuscrit reprenant ses notes de terrains, le recit de ses expeditions... C'est un vrai explorateur, un peu archeologue, decouvrant des citees perdues a la indiana jones, hyper impressionant!

En plus de l'aprem, nous avons toute la journee du lendemain pour visiter le site. Car il s'etend sur la crete et sur les deux flancs de la vallee et chaque partie valant la peine. Et si c'est pour en chier pendant 2 jours, autant en profiter!

On fait des efforts de pose pour vous!

Le site, vue de la partie superieure. Le bout de la montagne en face a ete tronquee pour en faire une plateforme ceremoniale

Vue de la plateforme. (la photo d'avant c'est en face, pour les perdus)

La place principale

Encore! au loin, c'est un canal de drainage venant des pics enneiges

Descente vers les fameuses terrasses aux lamas. la nature change enormement d'un versant a l'autre. Seule une petite partie est degagee.

Les lamas avancant sur les terrasses. Le debut du cinema. Beaucoup d'influence Chachapoyas (civilisation du nord) dans l'architecture. On devrait y passer, on pourra verifier!

En remontant, on trouve un machete perdue par les travailleurs, ce qui nous permet de nous tracer notre chemins dans les terrasses enfouies.

Sur le secteur de la cascade. Pas facile de rendre compte de la grandeur du truc! les terrasses sont encore cultivees par les locaux.

En contre-bas du site, il y a encore autant de terrasses a decouvrir, perdues, enfouies sous la vegetation! C'est comme un reve de gosses, on est explorateur de citee perdues pour une aprem!

l'escalier et terrasses perdus

C'est pas au Machu ou on ne peut meme pas rentrer avec un baton de marche ou toucher les pierres qu'on aurait pu vivre ca!

En passant, on recolte quelques epis de mais, comme nous l'a propose un gars du coin, puisque de toute facon ils se font boulotter par les perroquets.

Le mais ici, c'est pas tout a fait la meme chose.

Puis ca donne une chouette couleur a la soupe!

Pour le retour, il existe un autre chemin que celui de l'aller, tres peu frequente car les mules ne peuvent pas l'emprunter. On change ainsi de vallee, le chemin n'est pas plus facile, mais etant une decouverte, c'est moins demoralisant. La nature que nous retraversons est aussi magnifique qu'a l'aller. Pour ceux qui s'interroge, non, on ne se lasse pas de voir condors et colibris. Par contre on se serait bien passe des mygales, des serpents et des scorpions (mais il parait qu'ils sont pas dangereux, a l'aise!). Le site est aussi repute pour sa grande diversite d'orchidees:

Un de ces arbres digne des contes de fees

Cuzco

Nous entrons au Perou par un de ses joyaux, Cuzco, l'ancienne capitale de l'empire Inca. Tadam! La ville est aussi riche que Rome, la splendeur de son histoire se rencontre a tous les coins de rue. On y passe un peu pour des extra-terrestres, on y reste que 3 jours et de plus, sans aller au Machu Pichu!
Revenant de la Bolivie, le choc est important mais, on ne sait pas trop a quoi s'en tenir: c'est juste Cuzco ou tout le Perou? Voitures privees, poubelle dans les rues, hotels de luxe, supermarches (et ca c'est vraiment un choc apres 2 mois sans l'ombre d'un rayon ou d'une caissiere)...
La politique touristique de Cuzco etant clairement mafieuse, pire que l'Italie, nous nous limitons a la ville meme ("Limiter" n'est pas vraiment approprie). En gros, pour voir un des sites aux alentours, il faut payer un Boletto turistico, hyper cher, qui ne devient avantageux que si on va voir TOUS les sites... Au moins une semaine...
Cette photo resume bien Cuzco: fondations incas, riche batiment colonial et aubette a touristes! Pour bien marquer le coup les espagnols se sont vraiment donnes, la ville deborde d'eglises somptueuses. Ils ont entrepris, ici, un reel genocide culturel, poussant le vice jusqu'a recouvrir l'interieur d'eglises de miroirs pour attirer les indigenes...
Au programme visite de musee, dont le magnifique musee d'art precolombien, presentant des pieces archeologiques comme de reelles oeuvres d'art modernes, plutot que comme pieces d'archives, tres deconcertant et hyper interessant.
Vue sur les toits de Cuzco (tiens, mais ou sont les toles ondulees boliviennes?)

La Plaza de Armas

Nous passons par Quorikancha, ancien centre religieux de l'empire inca. On y venerait la lune, les etoiles, l'orage, l'arc en ciel, mais surtout le soleil. Les murs (fondation du monastere) etaient recouverts d'or, les terrasses en contre-bas, plantees de mais d'or et d'argent massif lors de rite a la fertilite et de lamas de la meme matiere, bref, les espagnols se sont empresses de tout fondre et d'y construire une bien belle eglise pour sauver l'ame de tous ces paiens.


Les murs (ou ce qu'il en reste) du palais imperial. Les peruviens sont fiers de dire que ces fondations ont resistes a tous les tremblements de terre, contrairement a ces merdes coloniales. Mais bon avec des murs d'1 metre d'epaisseur, fait de blocs de plusieurs tonnes joints par des ancres metalliques coulees dans la masse, le tout en trapeze pour une meilleure assise, heu, franchement, ils auraient meme pu essayer quelques bombes atomiques. On a pas voulu les vexer en leur demandant si ils mettaient parfois des fenetres!

Si nous etions tant presses a Cuzco, c'etait pour se rendre au plus vite a Abancay, depart du chemin pour Choquequirao...

Bolivie: fin

Maintenant que nous quittons LaPaz et la Bolivie (apres le passage eclair sur le lac Titicaca)...
Avant d'y mettre les pieds, ce pays nous effrayait un peu et, apres y avoir passer un peu de temps, nous sommes tombes sous le charme! C'est le pays le plus pauvre et le moins occidentalise d'amerique du sud, en venant du Chili, c'etait un reel choc. Dans ce pays nous sommes "gringo" et "gringa", les gens nous regardent et on se sent vraiment etranger. Pourtant l'accueil qu'on y a recu a toujours ete courtois voir hyper chaleureux. On ne peut pas, ici, se comporter a l'occidentale, le contact avec les gens demande un effort, une adaptation constante a cause de ce goufre culturel. C'est fatigant, mais tellement interessant, ca nous pousse a la reflexion, sur nous, sur nos contacts humains chez nous, sur nos societes.
Dans notre conception du voyage, nous ne nous sommes pas nourris, ici, de paysages, nous avons finalement tres peu bouges, mais de rencontres, d'echanges, de chocs de vie. Sur ce plan, la Bolivie est un paradis! Autant pour les boliviens que pour les voyageurs que nous y avons rencontres, car ici, voyager n'est pas facile et le tourisme bete et mechant (ainsi que les touristes betes et mechants) est tres peu present et s'evite facilement. De plus, nous avons eu la chance de discuter avec Stani, vivant ici depuis 30 ans, qui nous a enormement appris sur les boliviens, la culture andine, leur mode de vie et leur conception des choses.
Avant de quitter la Paz, nous nous perdons quelque temps dans le marche artisanal.
Derniere photo de La Paz, ou, finalement, nous avons passe pas mal de temps. Ces fameux bus dont on reve de s'en faire un van.
Maintenant que nous quittons la Bolivie, nous sommes de plus en plus serres entre les avions, la date du retour se profile doucement a l'horizon... Le temps commence a nous etre precieux et nous quittons cette insouciance temporelle qui accompagnait nos transhumances au Chili et en Bolivie...

Lac Titicaca

Avant de quitter la Bolivie, Passage par le lac Titicaca, "plein d'energie cosmique", "lieu de naissance du soleil pour les incas", bref, passage oblige. Cote bolivien? Peruvien? Les 2 plans ont l'air bons, on hesite jusqu'au dernier moment pour finir par choisir le cote bolivien et l'isla del sol... Peut-etre on ne voulait pas se resoudre a quitter la Bolivie, c'est au fond notre derniere frontiere! Bref passage a Copacabana, ville sacree pour sa vierge. Les gens viennent de toute la Bolivie pour se faire benir, eux, leur societe ou leur voiture! au detour d'une ballade on arrive au lieu sacre, allignement de petite table ou les pretres andins benissent, predisent l'avenir aux familles presentes. On observe le manege, predictions, fumees sacrees, dons de biere a la Pachamama, le tout sous la croix du christ, curieux melange! Postes bien respectueusement en retrai (pas de photos!), se mefiants des boliviens se saoulant joyeusement, nous sommes finalement invites a partage la biere et la coca d'un groupe de chocolatier d'El Alto venant annuellement s'attirer les benedictions de la vierge de Copacabana sur l'entreprise.

Les fameuses 3 croix de la fameuse cathedrale de Copacabana

Sur les hauteurs, les lieux de culte


La baie de Copacabana le soir

Le lendemain, direction l'isla del sol, 2h de traversee a du 2 noeuds... Le nord etant bien moins touristique, c'est la que nous acostons. au programme, repartir le lendemain du sud car, bonheur, le camping est autorise partout sur l'ile!

vue sur la baie de Challapampa. C'est beau, mais on a teste pour vous: l'eau est vraiment tres froide...

Ce lac est assez deconcertant, on se croirait a la mer, sauf qu'on est a 3600 m d'altitude, au pied de la cordillere et que l'eau est douce... Ce qui donne des paysages et des impressions etranges!

Vue de nuit de notre endroit de camping, qu'on partage avec une bande d'argentins bohemes et d'un francais un peu fou. Chouette soiree autour du feu a decouvrir les chants argentins et colombiens.


Puisque vous voulez absolument des photos de nous... Le matos commence a souffrir, nouveau bonnet (artisanat au crochet maison) en alpaga, nvlle chemise a 75 cents, nouveau pantalon de l'armee itallienne aussi vieux que moi et sac de romano avec petites plantes pour le the.

Toujours les cultures en terrasses pour des paysages aux allures de cote d'azur (sauf que les yacht sont en bois)


Cliche touristique: les fameux bateaux en roseaux tresses, typique du lac, transformes en promene-touristes.

Retour a Copacabana pour prendre un bus de nuit pour Cuzco, termine la Bolivie, on ne sera pas nostalgique de tes bus!

mardi 4 mai 2010

Desole pour les delais! Les nouvelles arrivent bientot, au menu: Lac Titicaca, Cuzco et Choquequirao. On essayera de se rattraper sur la qualite!
Pour le moment, nous sommes a Abancay, de retour de 5 jours de marche, en partance pour Ayacucho. Apres Lima et notre avion pour l'amazonie (Iquitos) le 10 mai!
A bientot.

lundi 19 avril 2010

Cordillera Apolobamba

Sous les bons conseils de Stanislas, nous profitons de la visite de Sophia, la soeur de Valentina (la femme de Stanis, si vous etes perdus) pour la raccompagner a son pueblito, Caata, a mille lieux de tout tourisme... Sophia est d ailleurs bien contente qu'on l'accompagne car les boliviens ne voyageant jamais leger, elle ramene 4 sacs de farine de 20 kg pour ses cochons...
Suite a des petits problemes d'heure de bus (on vous epargne les details...), nous voyageons seuls, longeons le lac Titicaca, traversons les hauts plateaux pour atteindre Charazani.
C est a pied que nous finissons le voyage, 3 heures de marche dans les nuages pour passer dans l'autre vallee. Sophia, inquiete ne sachant pas ou nous etions, nous reserve un accueil tres chaleureux. Elle nous loge tres simplement mais bien comfortablement, on se sent bien chez elle. Puisque nous ne sommes pas tout a fait ingrats, le lendemain, nous l'aidons au champ. Recolte de legumes et poursuite des moutons dans la montagne...

Depart vers le champs, en mobilite locale

Le lendemain, ballade dans la region, entre les villages. Ces villages, distants de quelques heures a quelques jours de marches sont des communautes quechua distinctes. Les villages sont tres differents, tant dans leur organisation que par les gens qui y vivent. On y cultive pas toujours la meme chose, on y vit et y pense differement. C'est tres surprenant pour nous qui sommes habitues a une culture europeenne bien globalisee. L'acceuil qu l'on y recoit est, lui aussi, tres different. Des mauvaises ondes ressenties a Charazani (sentiment partage par les gens de ces comunautes, qui ne peuvent pas les saquer non plus!), nous passons a un acceuil reserve mais agreable. Les gens ne sont pas timides mais un peu mefiants, c'est a nous de faire le premier pas. Il faut dire que des gringos, y'en a pas des masses et que ces communautes ont une identite culturelle tres forte, qu'elles tentent de conserver face aux influences occidentales (encore tres faibles: pas d'internet, de chaine tele, a peine le telephone et la radio locale depuis 3 ans).

La vallee et les cultures en terrasses. Surprenant de voir des montagnes cultivees a 4000m! Mais ici, il gele a peine.

Curva et Caata, en face. Et, quand il n'y a pas de pont, c'est en calecon qu'on traverse les rios de fonds de vallees.

Petit repos apres la traversee un peu stresante: pieds nus sur les pierres glissantes, l'eau aux cuisses, avec un sac a dos pleins d'appareils photos...

La place principale de Caata, semi abandonnee. Atmosphere bien particuliere...

Enfin, le 3e jours, apres les adieux et echange de petits cadeaux, nous redescendons a Charazani ou Stanislas et Valentina allaient peut-etre nous rejoindre pour le w-e.
Encore une petite vue, parce qu'on se lasse pas. Ce que vous ne voyez pas, c'est la petite pause a cote de M. et Mme Faucon Pelerin... Cette region est aussi la plus frequentee de Bolivie par les condors. Oiseaux surprenants car on peut les observer bien tranquillement en plein ciel mais ils en disparaissent en un moment d'inattention! Les distances condoriennes et humaines ne sont pas comparables...

Lorsque nous ne les attendions plus, Stanis et Valentina apparaissent enfin. Nous partons ensemble a Chullina, village ou ils ont vecu une vingtaine d'annees avant de de venir a Achocalla. En chemin, nous passons par des sources chaudes, pour enfin nous laver. C'est bien la premiere fois en Bolivie que l'eau est trop chaude!

Le lendemain, nous partons en ballade avec Stanis. Il a beau bien connaitre le coin, en 15 ans, les chemins ont beaucoup change, voir meme disparu. Pas grave, on s'invente le notre a travers la foret nuageuse.
Nous sommes a l'entree des Yungas et, similairement au Choro, les ecosystemes changent en quelques pas, d'un versant a l'autre.

Petite pause a l'ombre epaissie par les epiphytes

Apres la foret, la prairie. Nos chemins inventes ne sont pas toujours les plus praticables.

La maison de Stanis, abandonnee depuis 15 ans, toujours habitable malgre quelques petits degats par des bourres.

De nos discussions avec Stanis, nous aprenons un peu plus sur le fonctionnement de ces communautes, leur gestion du territoire, reparties lors de conseils,... Mais aussi les problemes amenes lorsqu'ils se bourrent la gueule. Mieux vaut les eviter lors de ces moments la, leur comportement est imprevisible et bien souvent dangereux. D'ailleurs faites attention lorsque le Lonely Planet suggere les fetes de villages: dans ce coin, vous y risquez votre vie! Merci du conseil.
Avant de partir, entre les travaux a la maison, petit coup d'oeil sur la vallee a cote, presque vierge. Un trek traverse ces montagnes. Pas le temps cette fois ci mais ce n'est que partie remise.
Nous quittons la region en soiree en partie a l'arriere du pick-up, bien emballes dans des couvertures. C'est vers 11h30 que nous sommes controles par une patrouille anti-drogue:
Laisses seuls dans la cabine lors de la "fouille", l'agent apercoit un paquet suspect un peu cache derriere le siege...
-Qu'est-ce qu'il y a dans ce paquet?
-on sait pas, il faut demander au chauffeur.
-D'accord c'est bon, dit-elle en partant sans jamais regarder!
et:
-vous venez d'ou?
-de Belgique.
-Passeport! nous repond-t-on de facon imperative.
-Oh! ils sont dans le coffre, loin.
-ok, c'est bon. bon voyage.

Et c'est la tune des americains qui finance ces clampins! La coke a encore de beaux jours devant elle...

Fin: De retour a La Paz (on espere pour la derniere fois!), nous organisons la suite de notre voyage, direction Iquitos et l'amazonie peruvienne, en passant rapidement dans le sud du Perou. On a meme trouve un medecin et des anti-malariques (doxycycline) indiens!

lundi 12 avril 2010

Achocalla photo!

!Hola todos!

Voila deux semaines que nous sommes chez Stanislas, un belgo-bolivien, proprietaire de la fromagerie "Flor de Leche" ou miracle on peut trouver autre chose que du gouda ultra jeune sans gout... Vacherin, Edam, Tilsit, yaourt nature,... bref on en profite bien!

Vu sur le lac d Achocalla

Ici nous avons donc travailler sur les toilettes seches d'un college de la ville. Nous avons fait un petit cours en espagnol pour les enfants, sur l utilisation, les avantages et les particularites des toilettes seches. C etait bien drole! Esperons que maintenant, tout fonctionnera bien...

Nous avons aussi travailler dans les nouveaux batiments de la fromagerie, peintures et revetement de sol... et enfin nous avons aide Valentina, la femme de Stani, dans le champ de mais et pour l abatage et la decoupe d un cochon de 200 kg et qui par ailleurs est delicieux...

Bref, nous nous sommes un peu installes dans le quotidien et la vie de la fromagerie et de cette famille tres accueillante. Nous partons d ailleurs aujourd hui pour le Nord, dans la famille de la soeur de Valentina, pour l aider un peu dans ses recoltes et pour se balader un peu...

Valentina et Carmen, sa Maman dans le champ de maïs pendant la recolte.

Nat, coiffee a la mode quechua